02 mars 2009
FRANZ FERDINAND
THE CLASH
PARMOUNT STYLES
LES WAMPAS JOUENT POUR LES ENFANTS
01 décembre 2008
Joseph Arthur and The Lonely Astronauts / Temporary People (Fargo)
Dès la chanson-titre, qui ouvre
l’album, le ton est donné : nous sommes dans l’esthétique rock la plus
classique. La plus classieuse aussi. Originaire d’Akron (Ohio), la patrie de
Devo et de Goodyear, Joseph Arthur a décidé pour ce septième album studio de
mettre sa belle voix éraillée au service de la pure tradition rock, avec comme
références rien moins que Bowie, période Mick Ronson (Temporary People), les
Rolling Stones période Sticky Fingers, voire
Bob Dylan (Dead Savior) ou
Lou Reed (Winter Blades).
Rien de passéiste pourtant dans ce disque en demi-teintes. En nous promenant de
ballades mélancoliques en boogie lent ou en folk songs électriques,
magnifiquement soutenu par les claviers de Garth Hudson (de The Band, qui
naguère accompagna Dylan) et par la formidable guitare de Jennifer Turner (on
devrait parler encore longtemps de cette très talentueuse guitariste), Joseph
Arthur trace un tableau tout en nuances des paysages seventies. Qui a dit que le rock était mort ? RG
Hugh Cornwell / Hoover Dam (Invisible Hands Music)
1975 : un petit gang
agressif écume les scènes des pubs anglais. Les Guildford Stranglers –qui
deviendront vite les Stranglers – feront partie des groupes les plus
créatifs de la vague punk/new wave, grâce à un son aussi violent que travaillé
et un humour mordant. En 1990, après quinze années et une douzaine d’albums
souvent cultes, Hugh Cornwell, leur chanteur, guitariste et co-leader, claque
la porte. Les trois autres Etrangleurs continueront à surfer sur leur légende
mais ne proposeront plus qu’une pop synthétisée finalement assez pâle (à l’exception
peut-être du tout dernier, Suite XVI).
Hugh Cornwell, au contraire, s’il ne retrouvera jamais un tel succès,
continuera à publier des disques et des chansons confidentiels bien que
magnifiques (voir Beyond Elysian Fields en
2004). Cette année, à presque 60 ans, il revient en trio avec un album
serré, nerveux, en bref : très rock (cf. le punchy Within You or Without You, ou le sombre Delightful Nightmare), sans pour autant renier le psychédélisme de
ses premières amours (Wrong Side of the
Tracks, en clin d’œil appuyé à Hendrix). Le son est plein, la voix est
toujours aussi profonde, la guitare acérée, les harmonies soignées. Décidément,
le vieux a de beaux restes… Autre nouveauté : l’album est en
téléchargement gratuit ! L’occasion pour les vieux fans comme pour les
curieux d’aller découvrir ou redécouvrir un compositeur capital des trente
dernières années, à charge pour chacun de commander son album doublé d’un DVD.
Avant (forcément) de revenir en arrière et d’acheter tous les précédents. AJM
Téléchargement gratuit : www.hooverdamdownload.com
Web : www.hughcornwell.com et www.invisiblehands.co.uk







